Le groupe d’associations pour la Défense des Droits de l’homme et de la Paix (GADHOP) en collaboration avec ses organisations membres a réuni des leaders communautaires venus de différents coins de la ville de Butembo, territoire de Béni et lubero dans une session de formation pour parler des techniques d’alerte précoce, monitoring et résolution des conflits. Les séances se sont déroulées du mercredi 12 Novembre au jeudi 13 Novembre 2025 dans deux salles différentes du restaurant Holly Day Park.
Cette session de formation s’écrit dans le cadre du projet : « Femme, paix, et sécurité : vulgarisation des instruments juridiques et mise en place des mécanismes d’alerte précoce en Butembo et ses environs.»
Au départ des activités y relatives, Madame Yolande KALUNGERO LUSENGE secrétaire permanente du réseau GADHOP et coordinatrice du projet, a soulignée lors de la présentation du projet que le réseau GADHOP et ses organisations membres ont déjà amorcés le processus de vulgarisation du contenu de l’agenda femme, paix et sécurité au sein de la communauté.
Au cours de cet atelier qui a duré deux jours, les participants ont été outillés sur plusieurs matières. Des nouvelles thématiques pour certains d’entre eux ont été développées. Pour la première journée, trois thématiques étaient au rendez-vous : « les notions générales sur la résolution 1325, présentation sur les Droits Humains et de la femme ainsi que les techniques d’alerte précoce de monitoring de violation des Droits Humains.»
Dans sa présentation par exemple sur les techniques de monitoring et de prévention des Droits Humains, Maître Kahambu Kati Abidane, Coordinatrice de l’organisation Femmes Juristes pour les Droits de la femme et de l’enfant a présentée sur les différents sources d’information lors d’un monitoring. Une occasion pour elle d’exploitation aux participants que les autorités, les victime, mais aussi les témoignages, les rumeurs, voir aussi les communiqués de presse sont les principales sources à consulter.
Elle a appelée par ailleurs les participants à collaborer sur chaque fait qui se présente autours d’eux et commencer à remonter les alertes sur les violations des Droits Humains et de la femme.

Pour clôturer cette première journée journée, des participants ont constitués des carrefours pour étudier les différents fait vécu en ville de Butembo, en se basant sur les notions vues au cours de la formation.
L’atelier s’est poursuivie le jeudi 13 Novembre où les participants ont été édifiés sur: « La résolution pacifique des conflits et les techniques des alertes précoces. » sous la facilitation du Maître Maggy PANZA de l’association ADDF.

L’objectif de cette thématique d’après elle, est de faire comprendre aux participants le conflit et découvrir les moyens pacifiques pour le résoudre.
« Nous avons dit que la résolution pacifique des conflits sont des méthodes alternatives de résolution des conflits. C’est à dire, tout un processus tendant à permettre aux parties en conflit de chercher et d’accepter à l’amiable une solution pour cesser le conflit.C’est une voie à encourager puisque il offre plusieurs avantages comme la flexibilité et la confidentialité, le principe d’auto dirigé mais aussi en résolvant pacifiquement le conflit il y a un simple coût que d’aller au prêt des instances judiciaires où on doit payer beaucoup d’argent et consacrer beaucoup de temps.»
A elle d’expliquer que la résolution pacifique des conflits peut avoir lieu grâce à la négociation, la médiation, la conciliation, l’arbitrage, les droits collaboratifs, la médiation arbitrage.
Elle a saluée la patience et l’attention des participants durant les deux jours de formation. De leur côté, les participants ont exprimé leurs sentiments de remerciement face à la tenue de cette formation et se sont engagés à faire parvenir le message à leurs entourages ainsi que contribuer à remonter les alertes au sein de la communauté.
« Nous venons d’apprendre plusieurs choses comme par exemple les techniques d’alerte précoce pour prévenir un danger. Grâce à cette formation je viens d’apprendre que la dignité de la femme doit être respectée et que la femme peut contribuer à l’évolution d’une société.» Affirme KAVIRA MASHAURI l’une des participants.
Cette formation a été organisée grâce à l’appui du Consortium Femme Paix et Sécurité en Afrique Central en partenariat avec la République Française et l’Agence Française de Développement.
Ryong Mupika
