À l’issue d’une conférence organisée à la paroisse kyavuyiri par le service urbain dj Genre famille et enfant, à la paroisse catholique de kyavuyiri, la Solidarité des Associations Féminines defense des Droits de la Femme et de l’enfant (SAFDF), en travers sa secrétaire exécutive Zawadi Bisomeko, elle a partagé sa vision sur deux piliers essentiels du développement social : l’autonomisation de la femme et la justice. Entre indépendance financière et dialogue social, retour sur un plaidoyer pour la dignité.
« Les femmes doivent avoir des activités économiques qui puissent leur permettre une certaine autonomie financière, ce qui ne doit pas les amener à un orgueil à la maison […] mais qui puisse être une opportunité d’élever leurs capacités de participation»
Au cours de son intervention, madame Zawadi Bisomeko, a fait savoir que l’autonomisation ne se limite pas à la possession de ressources matérielles. Une occasion pour elle de faire savoir que c’est avant tout un renforcement des capacités de prendre une décision. Selon elle, une femme autonome est celle qui oriente sa propre vie et prend des décisions claires sur ses revenus.
« Cela implique la capacité de ne pas céder à des pressions qui sont de nature à violenter ses droits ».
Elle souligne souligne aussi que l’autonomie financière doit être perçue comme un levier de participation et non comme une source de conflit conjugal. Elle précise que cette indépendance ne doit pas mener à l’orgueil au sein du ménage, mais plutôt offrir l’opportunité d’élever la voix de la femme dans les instances de décision.
La Justice : Réparer le présent pour pacifier l’avenir
En Abordant le volet de la justice, Mme Bisomeko propose une définition axée sur la réparation des torts. Pour elle, la justice est un processus nécessaire pour garantir un avenir pacifique. L’auteur du tort doit reconnaître son erreur, Il doit accepter de réparer le préjudice causé et La victime doit trouver une compensation juste pour rétablir l’harmonie sociale. En vue de favoriser le dialogue au sein du couple.
« La justice, c’est la réparation des torts causés dans le présent pour un avenir pacifique. La justice implique que la personne qui a causé le tort reconnaisse son erreur et accepte de réparer, et que la personne à qui le droit a été lésé trouve satisfaction. S’il s’agit de cas ordinaires, il faut commencer par la voie du dialogue, parce que le dialogue permet d’éviter les tiraillements et de s’entendre dans la paix. »
Face aux mesattentes du quotidien, Zawadi Bisomeko prône une approche non contentieuse. Si les cas pénaux relèvent strictement des instances judiciaires, elle recommande le dialogue pour tous les autres conflits. Cette méthode permet, selon elle, d’éviter les tiraillements inutiles et de favoriser une entente durable dans la paix. Un message de fermeté pour les femmes de Butembo.
En conclusion, elle a lancé un appel vibrant aux femmes de Butembo et des environs, les exhortant à ne plus tolérer l’injustice. « Nous avons tous les droits », a-t-elle rappelé, invitant ses paires à dénoncer les abus et à utiliser le dialogue pour faire respecter leur dignité.
Patrice KOKOTA
