Le Laboratoire Interdisciplinaire en Études de Genre et de Développement (LAIDES), un centre de recherche de l’École du Genre de l’Université de Goma, participe cette année au Dialogue Inter-Régional sur l’Extrémisme Violent et le Terrorisme en Afrique grâce à la présence de l’une de ses chercheuses, Madame Rose Tuombeane.
Madame Rose Tuombeane a été officiellement invitée par l’Institute for Security Studies (ISS) pour intervenir comme panéliste lors de cette rencontre de haut niveau qui se tient du 11 au 12 novembre 2025 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Elle prend part à la session consacrée à la situation sécuritaire dans les Grands Lacs, sous le thème : « Les Grands-Lacs & et l’Afrique Central: l’ADF et l’Expansion de l’ISCAP ».
Le Dialogue Inter-Régional réunit des représentants de l’Union Africaine, des experts sécuritaires, des chercheurs, ainsi que des organisations régionales et internationales. L’objectif est d’évaluer l’évolution des menaces extrémistes sur le continent et d’apprécier l’efficacité des réponses militaires, politiques et communautaires mises en place dans les zones affectées, notamment le Sahel, le Bassin du Lac Tchad, la Corne de l’Afrique et l’Afrique Centrale.
Pour Mme Tuombeane, la participation de la RDC à cette réflexion continentale est indispensable.
« L’ADF n’est pas seulement une menace locale. C’est un mouvement transfrontalier qui profite des failles sécuritaires régionales. Nous devons comprendre ces dynamiques pour mieux protéger nos communautés.»
Elle souligne également l’importance de porter une voix féminine dans les analyses sécuritaires, encore trop souvent dominées par les approches militaires.
« Les femmes vivent les conséquences directes de ces violences. Elles doivent aussi contribuer à la réflexion sur les solutions, parce qu’elles sont au cœur de la résilience communautaire. »
La participation de Mme Rose Tuombeane constitue une reconnaissance de l’expertise développée au sein du LAIDES et de l’Université de Goma sur les questions de conflits armés, de violences extrémistes et de gouvernance locale.
Le LAIDES salue cette invitation comme un pas important pour renforcer la collaboration entre chercheurs, institutions africaines et acteurs de terrain engagés dans la prévention des violences extrémistes.
La rédaction.
