La Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU) s’indigne face à la recrudescence des violences dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu. Dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre 2025, de nouvelles attaques attribué aux rebelles du ADF ont à nouveau endeuillé des familles innocentes, à Byambwe, une localité située dans le groupement Manzia, chefferie des Baswagha, territoire de Lubero. Une situation qui aggrave le climat déjà insupportable de peur, de deuil et de traumatisme collectif.
Dans un communiqué officiel rendu public ce vendredi 15 novembre 2025, la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU) adresse ses plus sincères condoléances aux familles éprouvées et exprime sa solidarité aux blessés et aux survivants. Pour cette organisation feminine, il est inacceptable que des populations entières vivent sous la menace constante d’agressions armées.
« Nous refusons que la terreur devienne une norme, et que nos hôpitaux, écoles et centres de vie soient transformés en zones de mort et de peur », déclare Valinandi Mwengesyaluha Hélène, présidente du Conseil d’Administration de la DYFEGOU.
Face à la gravité persistante de la situation, la DYFEGOU formule une série de recommandations à différents niveaux, notamment au Aux Service de sécurité notamment les FARDC et à la Police de renforcer leurs présences sur les axes sensibles, pour une meilleure collaboration avec les mécanismes d’alerte communautaires. Mais aussi aux autorités locales, de soutenir les initiatives de vigilance communautaire ainsi qu’une documentation systématique des violations et accompagnement des victimes pour l’accès à la justice.
A la DYFEGOU d’appeler les autorités nationales à :
« Mettre en place un plan spécial de sécurisation de Beni et Lubero, avec des unités formées, équipées et contrôlées, Déployer un mécanisme d’évaluation mensuelle des opérations de sécurisation avec publication des résultats, Accélérer les enquêtes et engager des poursuites judiciaires sans complaisance, Lutter contre toute complicité interne ou infiltration menaçant la protection des civils, Renforcer les moyens de surveillance technologiques (drones, systèmes d’alerte,) » souligne ce communiqué.
La DYFEGOU réaffirme son engagement à documenter les violations, soutenir les victimes et plaider pour une gouvernance sécuritaire inclusive et responsable. Pour l’organisation, il est temps que les autorités passent des promesses aux actes concrets afin de restaurer la paix et la dignité dans cette partie meurtrie de la République.
Patrice KOKOTA
