En réponse à la montée de l’insécurité dans les territoires de Beni et Lubero, la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU), soutien l’appel à la journée ville morte décrété par la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression de Butembo, prevu ce 28 novembre 2025, en vue d’honorer la mémoire des victimes des tueries récurrentes dans l’Est de la RDC.
Dans son message, la DYFEGOU rappelle l’ampleur des violences subies par les communautés : enfants assassinés, femmes endeuillées, familles détruites. Pour cette structure féminine, le silence collectif est un cri puissant contre l’oubli et l’indifférence.
« Nous avons trop pleuré, trop enterré. Ce vendredi, nous disons STOP. »
Dans un communiqué parvenu à radiosalama.net, la DYFEGOU invite toutes les couches sociales, les mamans, jeunes, commerçants, cultivateurs, à suspendre leurs activités. Marchés, écoles, boutiques, rien ne doit fonctionner, pour rendre visible l’invisible douleur des familles frappées.
« Chaque femme qui a perdu un enfant porte un cri que le pays a trop longtemps ignoré. Nous ne sommes pas un peuple vaincu. Nous marchons avec la mémoire comme bouclier.» Lance-t-elle
La DYFEGOU refuse la normalisation des massacres et alerte sur le risque de les réduire à de simples chiffres. Elle réaffirme que la mémoire collective est une forme de résistance, et que tant que le peuple se souvient, il reste debout.
Ce vendredi 28 novembre, chaque habitant de Butembo, Beni et Lubero est invité à devenir une voix pour les sans-voix, une lumière pour les tombes oubliées, un témoin de la souffrance collective. Pour la DYFEGOU, le silence de ce jour est un plaidoyer pour la paix, la justice et la dignité humaine.
La rédaction.
